... parce-que l'un et l'autre sont un sujet inépuisable

jeudi 4 novembre 2010

Vous prendrez bien un petit hypocras?



1430 cuve a fouler avec tuyaux, livres d-Heures de Marguerite d-Orleans, Rennes, Paris Bnf


   Rien de tel pour apprivoiser un mois de novembre...   Une saveur douce grâce à la cannelle, associée au gingembre et aux clous de girofle, un vin rouge sucré qui rappelle les effluves du vin chaud que l'on déguste sur les marchés de Noël, à une température pourtant fraîche et surprenante, cela donne un délicieux apéritif ou un agréable "boute-hors" - entendez par là un digestif avec l'image très expressive de sortie de table, si on conserve l'idée médiévale.
Car, en effet, la recette de l'hypocras nous vient du Moyen-Âge, il pouvait être servi à l'époque comme un cadeau raffiné. Il ne faut pas négliger la vertu digestive que l'on attribuait alors aux épices et qui fait qu'il arrivait de les servir enrobées de sucre à la fin des repas. Ces sortes de bonbons, les plus proches de nos dragées, étaient appelées "épices de chambre".

source
                                            
La recette que l'on découvre ici est extraite d'un ouvrage appelé La cuisine à remonter le temps de Patrick Rambourg (textes et recettes). Je l'ai un peu modifiée, compte tenu de la difficulté à trouver du galanga par exemple... Il faut savoir qu'il n'existe pas une recette spécifique de l'époque, mais bien des arrangements d'épices qui varient selon les sources.

         Hypocras

– 75 cl de vin rouge (bourgogne) 
– 110 g de sucre en poudre
– 1 cuillère à café de cannelle en poudre 
– 1 cuillère à café de gingembre en poudre 
– 2 ou 3 clous de girofle

   Dans un saladier, mettre les épices, en prenant soin de broyer préalablement les deux clous de girofle à l’aide d’un pilon. Ajouter le sucre. Puis verser enfin le vin rouge et mélanger soigneusement. Laisser reposer 3 heures et filtrer le vin (j’utilise une passette à thé très fine), la recette originale conseille de passer le liquide deux fois dans une gaze. Transvaser dans une bouteille (je le fais à l’aide d’une théière, mais l’idéal serait un petit entonnoir). Mettre au frais quelques jours avant de consommer. Pour moins de frustration, on peut goûter la préparation dès le premier jour, mais il faut savoir que le goût gagnera en finesse avec l'attente...

  Mon avis sur le livre :

   C’est un ouvrage très agréable à lire, qui s’intéresse à des points précis de la cuisine du Moyen-Âge au XXe siècle, sans toutefois les développer beaucoup. Il a le mérite de présenter quelques recettes, avec de très jolies photos et reproduction de documents d’époque. Petite originalité : on trouve certains parfums culinaires en « odorama », c’est-à-dire qu’il faut frotter certains rectangles répartis dans différentes pages avec le doigt afin de sentir l’image représentée. Ne vous attendez pas à des odeurs transcendantes, mais c’est assez bien fait pour attiser la curiosité et mérite le détour !

   Pour plus d'informations sur la cuisine médiévale, dans un style très accessible, il est possible de consulter l'ouvrage de Bruno Laurioux : Manger au Moyen-Âge : pratiques et discours alimentaires au XIVe et XVe siècles, Paris, Hachette Littératures, coll. Pluriel, 2006

mercredi 27 octobre 2010

Et le chocolat vert?

   En l'honneur du Salon du Chocolat qui se tiendra à Paris à partir de demain, 28 octobre jusqu'au 1er novembre 2010, à la Porte de Versailles, voici une saine petite lecture...
   

       Stupeur et tremblements de Amélie Nothomb, éditions Albin Michel p 163-167


source


     Ce fut au tour de monsieur Omochi. J’étais morte de peur à l’idée de me retrouver seule avec lui dans son bureau. J’avais tort : le vice-président était d’excellente humeur.
Il me vit et s’exclama :
-         Amélie-san !
   Il le dit de cette façon nippone et formidable qui consiste à confirmer l’existence d’une personne en lançant son nom en l’air.
   Il avait parlé la bouche pleine. Rien qu’au son de sa voix, j’essayai de diagnostiquer la nature de cet aliment. Ce devait être pâteux, collant, le genre de chose dont il faut désengluer ses dents avec sa langue pendant de longues minutes. Pas assez adhérent au palais, cependant, pour être du caramel. Trop gras pour être du lacet de réglisse. Trop épais pour être du marshmallow. Mystère.
-         Nous approchons du terme de mon contrat et je voulais vous annoncer avec regret que je ne pourrai le reconduire.
   La friandise, posée sur ses genoux, m’était dissimulée par le bureau. Il en porta une nouvelle ration à sa bouche : les gros doigts me cachèrent cette cargaison qui fut engloutie sans que j’aie pu en apercevoir la couleur. J’en fus contrariée.
   L’obèse dut s’apercevoir de ma curiosité envers son alimentation car il déplaça le paquet qu’il jeta sous mes yeux. A ma grande surprise, je vis du chocolat vert pâle.
   Perplexe, je levai vers le vice-président un regard plein d’appréhension :
-         C’est du chocolat de la planète Mars ?
   Il se mit à hurler de rire. Il hoquetait convulsivement :
-         Kassei no chokorêto ! Kassei no chokorêto !
   C’est-à-dire : “Du chocolat de Mars ! Du chocolat de Mars ! »
   Je trouvais que c’était une manière étonnante d’accueillir ma démission. Et cette hilarité pleine de cholestérol me mettait très mal à l’aise. Elle enflait et je voyais le moment où une crise cardiaque le terrasserait sous mes yeux.
   Comment expliquerais-je cela aux autorités ? « J’étais venue lui donner ma démission. Ça l’a tué. » Aucun membre de la compagnie Yumimoto ne goberait pareille version : j’étais le genre d’employée dont le départ ne pouvait être qu’une excellente nouvelle.
   Quant à l’histoire de chocolat vert, personne n’y croirait. On ne meurt pas à cause d’une latte de chocolat, fût-elle de couleur de chlorophylle. La thèse de l’assassinat se révélerait beaucoup plus crédible. Ce ne seraient pas les mobiles qui m’auraient manqué.
   Bref, il fallait espérer que monsieur Omochi ne crevât pas, car j’eusse été la coupable idéale.
   Je m’apprêtais à lancer mon second couplet pour couper court à ce typhon de rire quand l’obèse précisa :
-         C’est du chocolat blanc au melon vert, une spécialité de Hokkaido. Exquis. Ils ont reconstitué à la perfection le goût du melon japonais. Tenez, essayez.
-         Non, merci.
   J’aimais le melon nippon, mais l’idée de cette saveur mêlée à celle du chocolat blanc me répugnait réellement.
   Pour d’obscures raisons, mon refus irrita le vice-président. Il renouvela son ordre à la forme polie :
-         Meshiagatte kudasai.
   C’est-à-dire : « S’il vous plaît, faites-moi la faveur de manger. »
   Je refusai.
   Il commença à dévaler les niveaux de langue :
-         Tabete
   C’est-à-dire « Mangez. »
   Je refusai.
   Il cria :
-         Taberu !
   C’est-à-dire : « Bouffe ! »
   Je refusai.
   Il explosa de colère :
-         Dites donc, aussi longtemps que votre contrat n’est pas terminé, vous devez m’obéir !
-         Qu’est-ce que cela peut vous faire, que j’en mange ou non ?
-         Insolente ! Vous n’avez pas à me poser de questions ! Vous devez exécuter mes ordres.
-         Qu’est-ce que je risque, si je n’obtempère pas ? D’être fichue à la porte ? Cela m’arrangerait.
   L’instant d’après, je me rendis compte que j’étais allée trop loin. Il suffisait de voir l’expression de monsieur Omochi pour comprendre que les bonnes relations belgo-japonaises étaient en train d’en prendre un coup.
   Son infarctus paraissait imminent. J’allai à Canossa :
-         Veuillez m’excuser.
   Il retrouva assez de souffle pour rugir :
-         Bouffe !
   C’était mon châtiment. Qui eût pu croire que manger du chocolat vert constituerait un acte de politique internationale ?



source

   Je découvre à l'instant qu'il existe au Japon du Kit Kat vert, non pas au melon, mais au thé vert! Vous pouvez voir ici d'autres parfums qui sont totalement introuvables en France : 

http://www.miamz.fr/insolite/la-folie-kit-kat-la-quete-du-gout-ultime-146/

samedi 23 octobre 2010

Citron + pâte brisée + meringue

   Une équation sympa pour un samedi pluvieux : 


source
       

                                                                                =


   Besoin de quelques éclats de soleil dans la grisaille?  L'automne est bel et bien installé, et avec les jolies couleurs des feuilles, arrive aussi un rafraîchissement certain des températures...  Pour garder le moral, rien de tel qu'une douceur acidulée : une savoureuse tarte au citron meringuée...
Cette recette nous vient d'un blog que j'aime beaucoup parcourir, il s'agit de Cakes in the City.

Ingrédients : 

Pour la pâte : 
- 270 g de farine
- 150 g de beurre
- 10 cl d'eau

Pour la crème au citron :
- 3 oeufs
- 2 citrons
- 100 g de sucre
- 100 g de crème fraîche

Pour la meringue : 
- 2 ou 3 blancs d'oeufs
- 1 fois et demi leur poids en sucre

   Travailler 270 g de farine et 150 g de beurre en morceaux jusqu'à obtenir une texture sableuse. Ajouter 10 cl d'eau glacée en plusieurs fois (je prends de l'eau minérale et la mets 5 minutes au congélateur) et pétrir le moins possible. Selon la saison, ma pâte a besoin de plus ou moins d'eau ; n'hésitez pas à presque tout mettre et au besoin, rajouter un peu de farine, car trop peu d'eau peut rendre la pâte friable et un peu sèche une fois cuite (je parle en connaissance de cause...).
Une fois que la boule de pâte est formée, mettre au frais pendant 30 minutes.
Dans une jatte, battre 3 oeufs légèrement. Ajouter le zeste et le jus de 2 citrons (je conseille de d'abord prélever le zeste, puis de les presser), 100 g de sucre et 100 g de crème fraîche jusqu'à ce que le mélange soit homogène.
Abaisser la pâte à 3 mm dans un moule à tarte de 22 cm de diamètre. Evitez qu'elle soit trop épaisse au centre, comme celle de ma photo, quitte à ce que ce soient les bords qui aient plus d'épaisseur ou, carrément, retirez le léger surplus.
Piquer le fond et verser la crème au citron. Faire cuire à 180°C pendant 30 minutes, jusqu'à ce que la crème soit à peine figée.
Monter la meringue en fouettant les blancs d'oeufs en neige au batteur électrique. Quand ils sont presque fermes, ajouter le sucre petit à petit, tout en continuant à fouetter.
Quand les blancs sont devenus très fermes et brillants (c'est magnifique!), les répartir sur toute la tarte et mettre à four doux (100°C) pendant 30 à 40 minutes. La meringue doit être légèrement colorée et tout juste craquante.


© Culture et Caramel
 



    Cette recette est très simple à réaliser et vraiment un délice : je la trouve moins sucrée que la tarte au citron meringuée que l'on peut trouver en pâtisserie, avec un goût d'une délicatesse infinie  :)      Absolument pas acide non plus. Bref, merci Cakes in the City!


© Culture et Caramel


    Je vous en laisse une part?

samedi 2 octobre 2010

Mangiare a Padova, Italia

Mercato della Piazza delle Erbe 
© Culture et Caramel
Frutta e sole
© Culture et Caramel
Dolci
© Culture et Caramel
 
Sempreee Dolci
© Culture et Caramel
Una festa si prepara
© Culture et Caramel
Osteria dei Fabbri, Padova
© Culture et Caramel

mercredi 29 septembre 2010

Merci Marmiton!

   Voici un petit message pour remercier le site Marmiton d'avoir ajouté Culture et Caramel à son annuaire de blogs!
Vous pouvez accéder directement à l'annuaire en cliquant sur le lien ci-dessous :

                                            
                                        http://blog-cuisine.marmiton.org

      Je consultais ce site à l'époque où il y avait environ 17000 recettes voilà maintenant plusieurs années, il y en a aujourd'hui 50723 pour toujours plus de bonnes idées...
Dans l'index des recettes, deux d'entre elles me plaisent particulièrement (toutes sucrées, ahah) : 
  •  le tiramisu aux fruits rouges : un vrai délice! Tout en finesse... Je fais un mélange de fraises, framboises et groseilles pour le coulis et rajoute des fruits entiers entre les couches... Je ne mets pas de kirsch (à tort?)
  • le cheesecake : le goût est divin, c'est le premier cheesecake que j'ai réalisé. On peut peut-être diminuer un peu la quantité de biscuits à mettre dans le fond (et par conséquent, celle de beurre fondu...), car je me suis déjà retrouvée avec une épaisseur de fond égale à celle de la crème...  Je ne rajoute non plus de muscade. Avec un petit peu de confiture de fruits rouges, c'est planant  :)



 

Si vous êtes du côté de Reims en octobre... "Faire les 400 Goûts avec l'ESAD"

                                                                                             source

   Si vous êtes du côté de Reims, entre deux coupes de champagne et quelques uns de ses fameux biscuits roses, vous pourriez être séduits par ce qui suit...  Prochainement, l'ESAD (Ecole Supérieure d'Art et de Design) de Reims s'intéressera plus particulièrement au design culinaire, durant une dizaine de jours. Voici le programme qui s'annonce tout à fait alléchant : 
 

Faire les 400 Goûts avec l'ESAD




  Les 400 Goûts, rencontres internationales de l'art et du design - 11 au 21 octobre

WORKSHOP INTERNATIONAL « DESIGN CULINAIRE »
Dégustation publique le jeudi 14 octobre à l'ESAD à partir de 17h - entrée libre

Des enseignants, designers et spécialistes de l'alimentation accompagnent les élèves de l'ESAD de Reims et des élèves invités du 11 au 14 octobre dans des recherches et travaux sur le thème « Cuisine et Geste ».

ROND DE SOUPE, performance culinaire
Au Manège de Reims, Scène nationale, jeudi 14 et vendredi 15 octobre 20h - 5,5 € (réservations indispensables)

Le design culinaire a pris ses quartiers depuis plusieurs saisons au Manège. Fondateur de cette discipline émergente, Marc Brétillot envisage l'acte de manger dans sa globalité. Deux soirs durant, Marc Bretillot (designer), Philippe Chatelain (plasticien son) et Eric Trochon (cuisinier) créent une performance participative et gourmande.
Une coproduction Le Manège de Reims, Scène nationale et ESAD de Reims.

COLLOQUE INTERNATIONAL « Cuisine et design : la question du geste, du corps et de la représentation »
Au Manège de Reims, Scène nationale,  vendredi 15 octobre 10h-17h - 10 € (gratuit enseignants et étudiants des écoles supérieures d'art), inscriptions auprès de l'ESAD.

Ce colloque a pour but d'apporter à la problématique du design culinaire une analyse des pratiques contemporaines en dressant une passerelle entre les arts du corps, le spectacle et la cuisine.
Avec les communications de : Alexandre Bella Ola, cuisinier (Cameroun/France) ; Serge Bismuth, doyen, directeur de l'U.F.R des Arts de l'Université Picardie Jules Verne; Diane Bisson, anthropologue et designer (Université de Montréal) ; Fabrice Lextrait, opérateur culturel ; Thierry Marx et Philippe Mille, chefs cuisiniers ; Armando Menicacci, directeur du laboratoire Médiadanse (Université Paris VIII) ; Alok Nandi , designer, auteur et réalisateur (Inde/Congo/Belgique) ; Ludovic Lagarde et Laurent Poitrenaux, comédien (La Comédie de Reims) ; Patrick Rambourg, historien de l'alimentation (Université Paris VII Denis Diderot) ; Anne Xiradakis, designer.

FOOD DESIGN, inauguration du Salon International de l'Alimentation
Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte, dimanche 17 octobre à 17h - Exposition ouverte du 17 au 21 octobre. Entrée réservée aux professionnels et sur invitation disponible auprès de l'ESAD.

Pour la 4e fois consécutive, l'ESAD de Reims est invitée par le SIAL-Paris à explorer l'alimentation de demain autour de la thématique « Les Paysages Alimentaires ». L'ESAD a associé l'Escola Superior de Artes e Design de Caldas da Rainha (Portugal) à ces recherches réalisées dans les deux écoles en 2009-2010.
Conception du stand : étudiants de l'ESAD avec Gaëlle Gabillet, designer scénographe.
Publication : catalogue « Paysages alimentaires », PV : 10 € .

Renseignements et réservations :
Pour la dégustation publique, le colloque et Food Design : 03 26 35 36 40 - contact@esad-reims.fr
Pour Rond de Soupe : 03 26 47 30 40 - www.manegedereims.com




  

lundi 27 septembre 2010

Que penser de Masterchef sur TF1?




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   Une idée de base intéressante, bien que déjà vue bien plus tôt chez M6 : diffuser une émission en rapport avec la cuisine faite par des amateurs.
Le concept d’Un dîner presque parfait finissant de son côté par s’essouffler, TF1 a donc créé son programme en prenant les ingrédients qui ont fait les beaux jours de la chaîne concurrente pour les mixer entre eux : le côté « amateur hésitant » de telle émission, le concours de cuisine d’une autre, le défilé de candidats enfin.
Les sélections version Nouvelle Star, dans quelques grandes villes de France, ne manquent pas de faire sourire au premier abord. On met en avant quelques personnalités plutôt hautes en couleur, au nom de l’audience et de notre intérêt versatile, qui pourrait les en blâmer ?

   On rajoute des chefs reconnus et un critique cassant pour un jury que l’on espère crédible, délivrant leur « oui » ou leur « non », non sans une tentative d’exercice de style, devant des candidats fébriles, on met aussi des familles qui se courent dans les bras à l’annonce de la participation du candidat à l’émission, la ressemblance avec un certain programme musical aurait pu s’arrêter là.

   Mais voilà qu’à la troisième soirée Masterchef de cette première saison, la sauce a toujours du mal à prendre et le soufflé, créé par des publicités répétées de la part de TF1, finit par retomber… L’enchaînement d’épreuves devient lassant et les modalités de sélection restent plutôt douteuses. Qui va se vautrer en épluchant un sac d’oignons, vraiment ?
On ne nous épargnera rien, même les vomissements matinaux de la candidate nordiste à peine de retour du marché, dans le prime du 26 août.
On ne regrette pas le décor imitation plateau télé des années 70 de la première émission, peut-être beaucoup plus la présentatrice choisie pour le programme en la personne de Carole Rousseau qui se croit encore dans C’est quoi l’amour ou dans un grand quizz dont la chaîne a le secret.
Et dont le seul sourire, glaçant, de l’émission du 16 septembre vient de sa note d’ « humour » sur la fraîcheur des fruits de mer que certains candidats s’apprêtent à goûter pour les reconnaître. 

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   Ce qui est particulièrement dérangeant, c’est l’accent mis sur l’humiliation des participants par le jury, notamment de la part de Frédéric Anton dans ce même prime, envers des candidats qui encaissent et encaissent encore. On ne nous fera pas croire que la recherche de qualité en cuisine ne passe que par une descente systématique des apprentis cuisiniers qui a pourtant peut-être cours dans les coulisses des restaurants. Elle semble en tout cas à la mode et sans doute télégénique, dans tous les cas comparable au climat de tension créé dans les programmes de téléréalité tels que ceux que l’on trouve sur les chaînes de la TNT ou encore Secret Story.

Bref, une petite déception en cette rentrée télé, et cela tombe bien car je n’attendais pas cette émission de pied ferme, après avoir été pourtant séduite par Top Chef sur M6 au printemps, qui bénéficiait d’un vrai rythme et d’une fraîcheur que TF1 n’aura pas su capter.


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Première diffusion : 19 août 2010.
Site officiel de l’émission : http://www.tf1.fr/masterchef/